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Inclassable, Chevènement devenu Sénateur en battant le président du conseil général PS du Territoire-de-Belfort, a défendu le département devant le comité Balladur le 14 janvier dernier alors qu'il est connu pour être l'auteur d'une des principales lois sur l'intercommunalité.
"Le département est un échelon de proximité indispensable" a-t-il rappelé en soulignant, d'une part, le lien qui s'est forgé entre les citoyens et l'échelon départemental, et, d'autre part, la légitimité de cette collectivité à laquelle sont attachés les français.
Si la presse a souligné son intérêt pour la système des conseillers territoriaux, le compte-rendu de l'audition est beaucoup plus nuancé. Il dit ne pas écarter cette hypothèse de travail qui permettrait une meilleure articuation des compétences des deux collectivités mais il est loin d'exprimer une forte adhésion.
Surtout il rappelle l'importance de lier l'élu au terrain, et critique trés largement le scrutin régional trop éloigné des préoccupations du terrain.
L'ancien Ministre de l'Intérieur plaide pour un principe de subsidiarité appliqué à la décentralisation qui le conduit à préférer transférer des compétences régionales vers l'échelon départemental. Il prend ainsi le contre pied du rapport Warsmann. Il précise ainsi que les routes et les collèges doivent rester au niveau départemental mais qu'il serait intéressant de traiter également à ce niveau la gestion des lycées.
Sur la clause générale de compétence, sa disparition au niveau régional et départemental aurait des conséquences trés néfastes. Un champ de compétences restreint entrainerait de fait un tarissement de l'initiative publique. Si la clause disparaissait, il faudrait définir des compétences trés larges aux régions et départements.