Le GIP « enfance maltraitée » (GIPEM) réunit deux outils importants du dispositif national de la protection de l’enfance :
D’abord, le Service national d’accueil téléphonique pour l’enfance maltraitée. Il s’agit d’un numéro de téléphone d’urgence, le 119, qui peut recevoir 7 jours sur 7 les appels des enfants subissant des maltraitances. Les 57 écoutants, composés de psychologues, de juristes, de travailleurs sociaux, sont compétents pour alerter les services des Conseils généraux et/ou le Parquet. Rappelons que l’affichage du 119 est obligatoire dans tous les lieux accueillant habituellement des mineurs. Le service a reçu 1 650 000 appels en 2005.
L’Observatoire National de l’Enfance en Danger (ONED) est le second pilier du GIPEM. Il a une mission d’expertise et de conseil en direction des Conseils généraux, des associations spécialisées et des autres administrations concernées par la protection de l’enfance. Il collecte aussi des données pour produire des statistiques nationales. Il met en valeur les bonnes pratiques en matière de dépistage, de prévention et de prise en charge de l’enfance maltraitée. Ainsi, les rapports de l’ONED ont pesé dans la préparation du projet de loi réformant la protection de l’enfance, en cours de discussion au Parlement.
A l’occasion d’une assemblée générale extraordinaire, le Mercredi 4 octobre dernier, les instances du GIPEM ont été renouvelées. Ainsi, le Sénateur UDF de l’Ille-et-Vilaine Philippe Nogrix, auquel le Président Louis de Broissia a rendu hommage pour son action à la tête du GIP (notre photo), a passé le relais au Président UMP du Conseil général du Maine-et-Loire, Christophe Béchu. Celui-ci a notamment annoncé sa volonté d’étoffer le réseau des correspondants locaux du GIPEM.