Affirmant s’être inscrit dans la continuité des lois Defferre pour relancer la décentralisation en 2002, il rappelle s’être « reposé en grande partie sur les propositions émises par la commission pour l’avenir de la décentralisation présidée en 2000 par Pierre Mauroy ».
Les plus passionnés trouveront aussi dans l’entretien quelques confirmations. Ainsi, le transfert des lycées aux départements a bien été envisagé « mais l’aspect emploi de ce domaine, le développement des sections de techniciens supérieurs et les lycées professionnels plaidaient en faveur du maintien à la région ». De même, on apprend que les routes ont bien failli être transférées aux régions et que c’est grâce à Christian Estrosi, Rapporteur du texte à l’Assemblée Nationale, Président du Conseil général des Alpes-Maritimes, que les départements ont finalement obtenus la compétence.
Pour l’avenir, Jean-Pierre Raffarin consent à une pause à condition qu’elle « ne soit pas synonyme de repentance ». Il souhaite un acte III à dominante financière : « la fiscalité des départements et des régions doit être liée à leurs compétences ». Estimant « qu’il n’y a pas de majorité pour supprimer l’échelon départemental », le Sénateur de la Vienne lance l’idée d’une structure intermédiaire entre le département et la région.