Le 1er vice-Président de l’ADF, Louis de Broissia, a écrit au Ministre de la Culture, Renaud Donnedieu de Vabres, afin de relayer auprès de lui les interrogations émanant de plusieurs Conseils généraux sur l’avant-projet de loi portant diverses mesures relatives au spectacle vivant.
Afin de favoriser les rencontres et les échanges entre les amateurs et les professionnels, l’article 2 du texte permet aux premiers de participer à des spectacles organisés dans un cadre lucratif à condition de respecter certaines règles comme l’information du public et la limitation du nombre de représentations.
« C’est cette limitation qui inquiète nos interlocuteurs » explique Louis de Broissia. « Ils craignent qu’elle freine les Conseils généraux dans leurs projets de festivals. En effet, à partir d’un certain nombre de jours de spectacle, un opérateur culturel comme le Conseil général serait obligé de souscrire un contrat de travail avec les artistes amateurs ».
Or, dans le cas où les amateurs sont nombreux à se produire (dans le cadre d’une chorale par exemple), cette contrainte pourrait alourdir sensiblement le coût de l’opération au risque même, parfois, de décourager la collectivité de la mener à bien.