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Le site du Groupe DCI de l'Assemblée des Départements de France (ADF) animé par Bruno SIDO

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Communiqué de presse de Bruno SIDO

Réforme des collectivités :

l’avenir est à l’audace, pas au passé.





 

 

Les préconisations du comité Balladur ne sont pas encore connues, ni le rapport remis au Président de la République que, déjà, le travail de ses membres fait l’objet des critiques les plus surprenantes.

 

Pêle-mêle, certains responsables socialistes dénoncent rien de moins qu’une « formidable régression », des « manœuvres politiciennes », la « mise au pas des collectivités », sans oublier la « remise en cause de la décentralisation », ou la « tentative d’étranglement financier des collectivités ».

 

Comme André Vallini, président du conseil général de l’Isère et membre du comité pour la réforme des collectivités locales, je regrette que « les postures et les préjugés l'emportent sur l'analyse et le raisonnement (…)».

 

La réforme (« changement profond apporté dans la forme d’une institution afin de l’améliorer, d’en obtenir de meilleurs résultats[1] ») des collectivités locales est nécessaire. C’est même un devoir pour tous les responsables publics. Si la décentralisation a été un grand succès, en rapprochant les prises de décisions des réalités du terrain, elle doit aujourd’hui être consolidée.

 

Pourquoi ? Parce que les compétences des collectivités ne sont pas assez clairement réparties ; parce qu’il existe des doublons et des enchevêtrements entraînant parfois l’examen d’un même dossier par plusieurs collectivités ; parce que la clause générale de compétence n’est pas là pour faire tout et n’importe quoi ; parce que les pays n’ont pas répondu aux attentes, parce que les régions sont à la fois trop petites

pour le rôle stratégique qui devrait être le leur et trop lointaines pour assurer les missions de proximité dont doivent continuer à s’acquitter les départements dans un cadre modernisé. Tout cela coûte cher à nos concitoyens sans améliorer le service public. 

 

La seule raison d’être des collectivités consiste à servir nos concitoyens ; non pas à défendre le statu quo pour préserver les intérêts particuliers. Que veulent nos concitoyens ? Une organisation plus claire, plus simple et plus économe de leurs impôts. Cela concerne tous les échelons territoriaux, et donc les départements aussi. Mes 43 collègues présidents de conseils généraux du groupe de la droite, du centre et des indépendants à l’ADF en ont pleinement conscience. 

 

Les positions conservatrices et de défense du statu quo exprimées par certains responsables socialistes sont un combat d’arrière-garde, qui n’est pas à la hauteur des enjeux auxquels nous devons collectivement répondre.

 

Au contraire, le groupe DCI saura prendre ses responsabilités. Nous examinerons dans une démarche constructive et de progrès les propositions du comité Balladur lorsqu’elles seront officiellement communiquées. Nous interviendrons au Parlement dans ce même esprit lors de l’examen du ou des projets de loi que proposera le Gouvernement.

 

 





[1] Le Robert

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